Nous avons créé la collection « Les Gueules Ouvertes » pour accueillir les discours et textes alternatifs à la doxa des réseaux et castes de l’entre-soi, les tribunaux de la bien-pensance, les diktats des minorités aux représentativités arbitraires et autoproclamées de tous ordres, les prérogatives sociétales dogmatiques imposées par une constellation d’administrations, d’ordres professionnels, de lobbies.
Voilà posé, entre lieux communs et caricatures, les coordonnées intellectuelles de notre projet.

Nous sommes fréquemment sollicité par des auteurs confirmés qui se sont vus, plus ou moins explicitement, refuser leurs manuscrits par l’« édition germanopratine » pour des raisons manifestement idéologiques de non-conformité à un degré acceptable de politiquement correct.

Les cœurs des villes-monde ne battent pas la chamade, ni la rumba, mais pulsent aux pas cadencés des épiceries moralines.

Il faut bien reconnaître l’exponentialité galopante, les calibrages, filtrages et coloriages sur palettes obligées de l’information.

Il nous faut de nouveaux espaces libres, en dehors même du web et des réseaux sociaux, pour que puissent être gravées dans la dimension Gutenberg, la seule qui sacralise encore, toutes les données nécessaires au débat.

Il faut que puissent apparaître les théories nouvelles permettant à LA contre-culture d’éclairer en profondeur un réel contre-pouvoir apolitique, offrant une radiographie des paradigmes fissurés et dénaturés qui soutiennent un prêt-à-penser mortifère et stérile.

Il faut que, par delà les dénis, nous puissions débattre des sujets cruciaux dans ce pays. De nombreux tabous doivent être levés en urgence.

Oxymorons donc puisque cela est de mise !

Parce qu’il faut de la juste colère.

Parce qu’il faut de l’élan vital, du retour à l’instinct de vie.

Parce qu’il faut du cri plutôt que du slogan marketing.

Parce qu’il faut de l’imaginaire et de l’action par delà l’indignation.

Parce que l’avenir de la démocratie minimaliste que nous pourrons, peut-être, préserver, se jouera difficilement, entre une mondialisation outrancière mettant entre parenthèses des parts de plus en plus importantes d’humanités devenues inutiles pour la caste des maîtres d’œuvres d’une part, et le repli sur soi orchestré par des extrémismes en tous genres. Nous en apercevons seulement quelques effroyables prémisses.

Il nous faudra surfer sur l’« entre-deux » d’eschatologies annoncées, engagées même.

Parce qu’une société viable et vivable ne saurait être portée par les ordonnances de principes de précaution censeurs et castrateurs supposés omniscients.

La république des « gilets jaunes » n’a plus aujourd’hui le niveau de testostérone suffisant pour survivre.

Alors il faut lire et relire Montaigne, Nietzsche et… Le Bon.

Alors il faut aller au delà des tables rondes rituelles d’éditorialistes auto-satisfaits et béats qui inondent les ondes et les écrans de leurs gloussements entendus, portant la niaiserie au rang de beaux-arts. Distillerie triviale de l’esprit, de l’intelligence, et des faits et témoignages.

Une « gnôle médiatique » sur mesure pour les « sans dents ».

Alors nous sommes particulièrement heureux d’initier cette collection avec l’ouvrage de Michel Fize « Les larmes de Charlie… et cie ». Véritable manifeste pour un retour à l’émotion juste, cet opus nous délivre une analyse lucide, sans concessions, des tsunamis émotionnels suscités par des événements, majeurs (ou pas !), qui ont travaillé nos sociétés jusqu’à leurs plus subtiles racines : Charlie, le Bataclan, l’image planétarisée du petit Aylan, « l’enterrement de René »…

Retrouver « l’émotion juste » et replacer l’intelligence et la raison à leurs justes places, tel est le message clé de cet ouvrage.

J.F. Gross

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